Exploration du réseau de la Source de Falgueyret

Dans le cadre de la révision des périmètres de protection  de la source de Falgueyret du SIAEP de St ALVERE, une réunion de terrain s’est tenue le 18 Juillet 2001 sur le site même de la source. Etaient présents Mr Pélissier Hermitte, Hydrogéologue agréé, Mr Dubos, Président du syndicat, Mr Lebon, fontainier de la société SEREX qui exploite la source, ainsi que Mme Jacquemain et Mr Wagner du Conseil Général de la Dordogne.

Suite à la visite du site et de différentes dolines situées à proximité de la base de loisirs de St Avit Vialard, a été décidé par Mr Pélissier qu’un inventaire des dolines présentes dans le secteur était nécessaire, mission qu’il a confié aux représentants du Conseil Général. Ce complément d’études répond aux inquiétudes de Mr Dubos face à l’important développement touristique dans la zone d’étude et aux problèmes d’assainissement qui peuvent y être liés.

Un rapport d’information sur l’environnement karstique de la source à été réalisé par le Service de l’Aménagement rural du Conseil Général par sa technicienne Mme Jacquemain, qui fait état de ce qui suit :

 

« Les dollines »

 Au regard de la carte IGN (1936 ouest Lalinde), et des différents témoignages recueillis, 21 dolines ont pu être cartographiées. Cet inventaire n'est pas strictement exhaustif, d'éventuelles dolines ont pu ne pas être repérées, devant la nature parfois très arbustive et broussailleuse du terrain. L'ensemble de ces dolines est situé sur un plateau qui surplombe la source du Falgueyret (sauf celle du Cros de la Bille qui se trouve à 250 m environ de la source).

 

HISTORIQUE

 

Résurgence du Moulin :

C’est un couloir unique emprunté par le ruisseau permanent.,A 210 mètres de l’entrée une voûte mouillante arrête le visiteur classique. Sur la gauche, l’escalade d’éboulis rendue glissante par d’importants dépôts argileux, conduits dans une grande salle de 70 mètres de longueur. Au sol des tas de guano témoignent de la présence de chauves-souris. Au fond un énorme éboulis termine cette salle.

En 1968, en période de crue, nos collègues plongeurs-spéléos de Clermont-Ferrand, font une incursion dans le siphon et trouvent quelques « cloches » d’air. En 1972 en période très sèche, après d’importants travaux destinés à abaisser le niveau du plan d’eau ( travaux dirigés par N.Dauvergne et G.Boldron), nous franchissons le passage désamorcé (5 à 10 cm) avec la complicité de P.Weber. Nous parcourons au-delà plus de 100 mètres de laminoir où abondent d’importante laisses. Ce cheminement, contigu à la base de l’éboulis de la grande salle, ne nous permet cependant pas d’accéder plus avant. Développement total: 420 mètres.

 

Résurgence du Gauche :

C’est un couloir sinueux, unique également, entrecoupé de multiples laisses et se terminant à 500 mètres de l’entrée par un grand éboulis. On rencontre des chauves-souris en colonie et de nombreux insectes guanobies sur les amas d’excréments. Suivant les années, des niphargus peuplent les bassins.

 

Le processus de creusement de ces cavités est classique du lias périgourdin : au bénéfice de joints de stratification, les diaclases ne jouant que des rôles directeurs. On peut relever deux cycles distincts de fonctionnement, séparés par une période de remplissage très important puis remanié totalement par les cours actifs actuels. Las marnes situés entre voûtes et surface justifiant par ailleurs l’absence de concrétions. En ce qui concerne les grands éboulis de fond, ils correspondent à l’aplomb d’une faille qui explique aussi la diffluence du système. Ces résurgences forment la source du Cern, ruisseau de surface affluent de la Vézére et qui, drainant d’abord le causse de Grand-Codère, s’étale plus largement pour confluer au Lardin après un trajet de quinze kilomètres.

 

D’après Pierre Vidal « Cavernes en Périgord »

En 1986 Pascal et Sylvie Mouneyrat  avaient essayé de creuser mais à l’époque la pratique des tirs à l’explosif n’était pas en vigueur au club.  En se faufilant au travers de gros blocs, on retrouve le contact de la roche en place, la paroi de la galerie et on peut entendre au loin le bruit de la rivière.
 

Le 29 Septembre 1993: Sur les conseils de Pascal, un premier tir à l’explosif est effectué. ( T.Baritaud, S.Pratili, B.Goubert)
 

Le 30 Septembre 1993: Un deuxième tir est réalisé par (Thierry.Baritaud).
 

Le 9 Octobre 1993: Continuation de la désobstruction et des tirs, cela semble prometteur, la galerie n’est pas bouchée, c’est seulement un bloc de l’éboulis qui gêne le passage. On entend toujours la rivière ( P.Mouneyrat, S.Pratili, B.Goubert).
 

Le 1 Novembre 1993: Désobstruction du dernier tir. On voit la galerie derrière. Nouveau tir, nous reviendrons. (P.Mouneyrat, S.Mouneyrat, S.Pratili).
 

Le 3 Novembre 1993: Quelle joie!

Une petite galerie d’une dizaine de mètres, un petit passage dans une vasque d’eau suivie d’une petite salle… La progression s’arrête sur des blocs, le plafond se rabaisse, l’éboulis est omniprésent, cependant la rivière nous appelle et chante tout près. Un nouveau tir est effectué. (P.Mouneyrat, S.Pratili).

Le 12 Février 1994: La progression est difficile, des blocs empêchent de voir la suite, nouveaux tirs. (P.Mouneyrat, C.Torrel, P.Vermeil, B.Goubert)

Le 30 Avril 1994: Dégagement du précedent tir, arrêt sur un gros bloc à revoir pour un nouveau tir. (P.Laceuille, P.Rousseau)

Le 1 Mai 1994: Nouveau tir: il faut persévérer car la rivière chante et nous appelle de plus en plus fort. (P.Mouneyrat, P.Rousseau, JL.Pouquet)

Le 7 Mai 1994: Le tir a été réussi à merveille, nous avançons de 8 mètres, arrêt sur des gros blocs mais derrière c’est noir, ça résonne, c’est du grand ! (P.Rousseau, P.Laceuille, JL.Pouquet)

Le 8 Mai 1994: Reconnaissance pour confirmation de nos espoirs de la veille.

Nous dégageons des gros blocs, nous évaluons les risques pour les futurs passages et aménageons au mieux, ça passe, l’éboulis est vaincu.

Nous parcourons 25 mètres de première, enfin debout, les pieds dans la rivière. (P.Mouneyrat)

Le 12 Mai 1994: Pratiquement tout le club est présent (P.Mouneyrat, S.Pratili, C.Torrel,  Nicole, N.Couegnou, JL.Pouquet, P.Lacueille, P Rousseau, P.Vermeil) ainsi que des spéléos du club Méandre de Rouen, invités par T.Baritaud …

Nous débouchons dans une grande salle, très belle , avec de belles coulées de calcite.

C’est magnifique, nous courrons, nous escaladons, nous parcourons environ 300 mètres, nous sommes arrêtés dans notre enthousiasme par un siphon…

Le 28 Mai 1994: Mesure du laminoir et du début de la salle avec balisage de la coulée à protéger, pose d’un dépôt de carbure et d’une couverture de survie. (P.Rousseau, B.Goubert)

 

Le 12 Février 1994: La progression est difficile, des blocs empêchent de voir la suite, nouveaux tirs. (P.Mouneyrat, C.Torrel, P.Vermeil, B.Goubert)

Le 30 Avril 1994: Dégagement du précedent tir, arrêt sur un gros bloc à revoir pour un nouveau tir. (P.Laceuille, P.Rousseau)

Le 1 Mai 1994: Nouveau tir: il faut persévérer car la rivière chante et nous appelle de plus en plus fort. (P.Mouneyrat, P.Rousseau, JL.Pouquet)

Le 7 Mai 1994: Le tir a été réussi à merveille, nous avançons de 8 mètres, arrêt sur des gros blocs mais derrière c’est noir, ça résonne, c’est du grand ! (P.Rousseau, P.Laceuille, JL.Pouquet)

Le 8 Mai 1994: Reconnaissance pour confirmation de nos espoirs de la veille.

Nous dégageons des gros blocs, nous évaluons les risques pour les futurs passages et aménageons au mieux, ça passe, l’éboulis est vaincu.

Nous parcourons 25 mètres de première, enfin debout, les pieds dans la rivière. (P.Mouneyrat)

Le 12 Mai 1994: Pratiquement tout le club est présent (P.Mouneyrat, S.Pratili, C.Torrel,  Nicole, N.Couegnou, JL.Pouquet, P.Lacueille, P Rousseau, P.Vermeil) ainsi que des spéléos du club Méandre de Rouen, invités par T.Baritaud …

Nous débouchons dans une grande salle, très belle , avec de belles coulées de calcite.

C’est magnifique, nous courrons, nous escaladons, nous parcourons environ 300 mètres, nous sommes arrêtés dans notre enthousiasme par un siphon…

Le 28 Mai 1994: Mesure du laminoir et du début de la salle avec balisage de la coulée à protéger, pose d’un dépôt de carbure et d’une couverture de survie. (P.Rousseau, B.Goubert)

 

Le 7 Novembre 1993:  Continuation de la désobstruction, en attaquant la roche en place dans le plafond. (P.Mouneyrat).

 

Le 21 Novembre 1993:  Des tirs encore des tirs, progression en rognant le plafond. (P.Mouneyrat, C.Torrel, P.Vermeil).

 

Le 5 Décembre 1993:  Nouveaux tirs après une bonne désobstruction. Il ne faut pas désespérer. (P.Mouneyrat, B.Goubert, S.Pratili).

 

Le 12 Février 1994: La progression est difficile, des blocs empêchent de voir la suite, nouveaux tirs. (P.Mouneyrat, C.Torrel, P.Vermeil, B.Goubert)

Le 30 Avril 1994: Dégagement du précedent tir, arrêt sur un gros bloc à revoir pour un nouveau tir. (P.Laceuille, P.Rousseau)
 

Le 1 Mai 1994: Nouveau tir: il faut persévérer car la rivière chante et nous appelle de plus en plus fort. (P.Mouneyrat, P.Rousseau, JL.Pouquet)
 

Le 7 Mai 1994: Le tir a été réussi à merveille, nous avançons de 8 mètres, arrêt sur des gros blocs mais derrière c’est noir, ça résonne, c’est du grand ! (P.Rousseau, P.Laceuille, JL.Pouquet)
 

Le 8 Mai 1994: Reconnaissance pour confirmation de nos espoirs de la veille.

Nous dégageons des gros blocs, nous évaluons les risques pour les futurs passages et aménageons au mieux, ça passe, l’éboulis est vaincu.

Nous parcourons 25 mètres de première, enfin debout, les pieds dans la rivière. (P.Mouneyrat)

LA DÉCOUVERTE

 

Le 12 Mai 1994: Pratiquement tout le club ASP est présent(P.Mouneyrat, S.Pratili, C.Torrel,  Nicole, N.Couegnou, JL.Pouquet, P.Lacueille, P Rousseau, P.Vermeil) ainsi que des spéléos du club Méandre de Rouen, invités par T.Baritaud …

Nous débouchons dans une grande salle, très belle , avec de belles coulées de calcite.

C’est magnifique, nous courrons, nous escaladons, nous parcourons environ 300 mètres, nous sommes arrêtés dans notre enthousiasme par un siphon…
 

Le 28 Mai 1994:Mesure du laminoir et du début de la salle avec balisage de la coulée à protéger, pose d’un dépôt de carbure et d’une couverture de survie.(P.Rousseau, B.Goubert)

 

Le 3 Juillet 1994: Sortie topo dans le nouveau réseau. (P.Mouneyrat, S.Pratili, D.William)

LA 1ere PLONGÉE, LE SECOURS...

 

Le 5 Novembre 1994 :Plongée pour voir le siphon terminal.

Thierry parcourra environ 5 mètres dans le siphon. Arrêt sur rien, à cause d’une crue due à un orage en surface...

 

Un retard important due au transport du matériel de plongée et vidéo, et une montée des eaux, sans aucun risque, a inquiété les spéléologues restés à l’extérieur pour nous attendre. Ne connaissant pas la cavité et s’affolant quelque peu, ils ont déclenché les secours ou du moins ont demandé que des spéléologues connaissant la cavité viennent voir pourquoi nous avions du retard.

Nous étions sorti quand une armada de véhicules de pompiers et de gendarmerie arrivèrent.  Alors que rentions chez nous les véhicules du service publique  arrivaient toujours sur les lieux...

 

Nous remercions les personnes du club  ASP et les autres, qui se sont déplacés  a époque pour nous porter secours et qui ont pris des risques sur la route, Philippe LACEUILLE en particulier.

(P.Mouneyrat, S.Pratili, T.Baritaud, P.Rousseau et des amis, Eric du club Méandre de Rouen)

LA PLONGÉE

 

Le 20 Août 1997 :  Plonger au Douimes n'est pas une mince affaire, malgré tout, le dimanche 20 Août 1997 à trois spéléos seulement (David Nau, Thierry Baritaud, Pascal Mouneyrat), nous décidons de réaliser une reconnaissance en plongée du siphon terminal. Pascal est le seul à disposer d'un matériel opérationnel ce jour, bien que nous sommes tous les trois des plongeurs spéléo. Nous mettrons 3 heures pour acheminer le matériel de plongée jusqu'au siphon terminal à environ 700 m de l'entrée. Après 1 heure de préparatifs, Pascal s'engage dans le siphon reconnus il y a 2 ans sur quelques mètres par Thierry.

 

La mise à l'eau sur la banquette d'argile met de suite dans l'ambiance d'une visibilité médiocre, la progression est très lente en décapelé vus l'étroitesse du passage. Après 5 ou 6 mètres le point bas est trouvé à - 4 m au profondimètre, la galerie devient plus large, 2 mètres tout au plus sur 1 mètre de haut, la visibilité est très mauvaise. Une progression de 10 m permet de faire surface dans une cloche d'air d'environ 12 mètres cube suffisante pour pouvoir poser le détendeur en bouche et tester le taux d'oxygène avec méfiance.

 

Tout va bien aucune gène respiratoire mais il ne faut pas s'éterniser dans un volume aussi réduit. Après la pose d'un amarrage  pour le fil d'Ariane la suite est trouvé sur la droite, une galerie d'une section conséquente, la visibilité est bonne si l'on ne s'arrête pas.

 

La galerie est presque rectiligne déchiquetée par la corrosion, aucune sortie du siphon n'est en vue. Après la pose de 2 amarrages et une progression de 40 m, il faut faire demi tour, l'autonomie de 2 deux bouteilles de 6 litres n'est pas suffisante pour espérer franchir ce siphon.  Au retour, pas grande surprise vue l'environnement, la visibilité est nulle les instruments de plongée ne sont pas visible. Le plus difficile est de bien écarter le fil d'Ariane de la main droite pour éviter un emméllage avec les blocs sur main gauche.

La cloche est la ... , le retour jusqu'aux copains se fait sans problème dans les mêmes conditions, cela fait 40 mm que Pascal est parti. La joie n'est pas dissimulé, il nous faudra encore 1 heure pour ce restaurer et pour ranger le matériel et presque 3 heures pour sortir 4 kits.

(P.Mouneyrat,, T.Baritaud, D Nau)  

Article de Pascal MOUNEYRAT

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